The Saguenay fjord between Baie Sainte- Catherine and Tadoussac.
Envoy?? de mon iPad
The Saguenay fjord between Baie Sainte- Catherine and Tadoussac.
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:::::: A magical moon
:::::: Is floating over the trees
:::::: Clearing all our fears
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Le soleil venait de se lever le 25 mai 2011. Le B??douin au premier plan se nomme Mohammed et son chameau…Maradona!
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Picture taken on Elephantine Island in Aswan in May 2011
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Des hiéroglyphes sonores lui parviennent par les écouteurs tandis qu’elle cherche à synthoniser le long palimpseste éthérique des murs de la chambre d’Isis donnant sur le Nil au temple de Philae. Le scribe d’autrefois a inscrit dans la pierre un message vibratoire qu’elle a eu le temps de capter pendant les quelques minutes où elle s’est arrêtée dans une des douze chambres de la déesse.
Des oiseaux voletaient dans la chambre de pierre, brassant l’air chaud de leurs ailes. Le soleil caressait l’un des murs couverts de bas-reliefs hiéroglyphiques relatant sans doute quelque récit historique, du moins au premier plan. Quant aux autres plans dans lesquels le scribe a encodé des informations sur les humanités précédentes et leurs liens avec les autres mondes, elle cherche encore la clé pour les décrypter. Elle sent bouger l’espace derrière l’ancienne écriture sacrée, une présence palpable et vivante, qu’elle voudrait traduire en mots mais que seul le silence permettrait de rendre dans toute sa magnificence.
Extrait de La rose des temps (roman à paraître)
Slowly we unfurl
As lotus flowers
Radiohead
Dans l’oeil sacré d’Horus
Le soleil s’est couché
Le faucon se déploie
Dans le ciel rose du soir
Des millions dans la rue
Des millions suspendus
Aux écrans aux mobiles
Temps cyberutopiste
La Terre est à l’écoute
Ils bricolent des affiches
Se rassemblent dans la ville
Convergent vers le coeur
Le coeur battant du Caire
Lotus de liberté
Sur la place Al Tahrir
Ils protestent chantent
Brandissent le drapeau
Sourient aux caméras
Twittent leur révolution
Dans l’oeil sacré d’Horus
Le soleil s’est couché
Le faucon se déploie
Dans le ciel rose du soir
Malgré l’interdiction
Ils s’organisent et veillent
Squattent l’espace public
Dorment à peine quelques heures
Appuyés sur un mur
Essuient la pluie le froid
Dans des couvertures chaudes
Ils boivent un peu de thé
Avalent quelques dattes
Récupèrent leurs forces
Sabah el Noor
Matin de lumière
Lotus de libération
L’aube se lève sur la place
Ils courent et se réchauffent
Clament très haut très fort
Ce qu’ils veulent et exigent
La tête du raïs
Sabah al Yasmeene
Matin de jasmin
Lotus de libération
Ils veulent respirer
Ils refusent la peur
Ils refusent de se taire
Dressés ensemble unis
Pyramides de lumière
Sabah el Fol
Matin de rose
Lotus de libération
Scribes bloguant leurs histoires
Hiéroglyphes en langue arabe
Google traduit pour nous
Penchés sur nos iPads
Sur leur révolution
Black out de l’Internet
Les sans-fils sont coupés
Les journalistes sont chassés
La liberté menacée
Lotus libre lotus
L’Égypte s’est réveillée
Scarabée du matin
Aux ailes déployées
Après son noir sommeil
Elle a des yeux brillants
Une toute jeune fille
En hijab rose vif
Galvanise la foule
Et saute à pieds joints
De courroux et de joie
Sabah al Ishta
Matin de crème
Vendredi de colère
Les cortèges s’avancent
Place de la Libération
Des avions menaçants
Volent à basse altitude
Là les camions à eau
Pour noyer leur courage
Les gaz lacrymogènes
Pour incendier leur rage
Ils brûlent de passion
Les blessés tombent en nombre
Et c’est le couvre-feu
L’armée roule ses tanks
La nuit compte ses victimes
Les promesses sont du vent
Dans l’oeil sacré d’Horus
Le soleil s’est couché
Le faucon se déploie
Dans le ciel rose du soir
Le peuple est en colère
Les manifestants hurlent
Et restent fièrement debout
Érigent des villes de tentes
Résistent et tiennent bon
Des boucliers humains
S’improvisent en remparts
Protègent le musée
Les prieurs prosternés
Musulmans ou chrétiens
L’intelligence à l’oeuvre
Est collective et vive
Elle se répand partout
C’est une mutation
Lotus libre lotus
Les étrangers s’en vont
Les trains sont arrêtés
Les manifestants bravent
Toutes les forces de l’ordre
Tranquillement et restent
Shekmet de guerre et fer
Déesse malédiction
Tu râles de colère
Quand surgissent les milices
La police secrète
Payée par le régime
Grimpée sur dromadaire
À cheval et armée
De machettes de bâtons
C’est carnavalesque presque
Les manifestants hurlent
Se protègent la tête
Avec des vieux cartons
Des couvercles de poubelles
Des bols de plastique
Coiffés de casserolles
Ils leur jettent des pierres
La violence éclate
En cocktails molotovs
Contre les partisans
Les pyramides ferment
Al-Jazeera chassée
La Bourse paralysée
Massa el kheir ville morte
Lotus mort étouffé
Le serpent du Nil coule
Du sang de tes martyrs
Heliopolis tremble
Alexandrie s’enflamme
Suez aussi se fâche
L’Egypte entière frémit
D’indignation de rage
Qu’il s’en aille qu’il s’en aille
Le vieux le pharaon
Le dictateur honni
Qu’il laisse enfin soufller
Un vent de liberté
Et de démocratie
Dans ton âme de lotus
Lotus libre lotus
Dans l’oeil sacré d’Horus
Le soleil s’est couché
Le faucon se déploie
Dans le ciel rose du soir
Sabah el Wayl
Matin de malheur
Lotus de libération
Le lendemain dès l’aube
Ils ramassent les débris
Soignent pansent leurs blessés
Organisent les secours
Et la sécurité
Dans le village global
La foule enfle enfle et enfle
Le pays entre en grève
Et la confiance augmente
Lotus libre lotus
Le campement fourmille
De familles et d’enfants
Juchés sur les épaules
Agitant un drapeau
Comme leurs grands-parents
Visages tatoués cryptés
Barbouillés de slogans
En noir en rouge en blanc
Des matrones en burqua
Transportent des pancartes
Des filles aux cheveux nus
En blue jeans sur blindés
Des jeunes blessés souriants
Embrassent les soldats
Et leur donnent même des roses
Dans l’oeil sacré d’Horus
Le soleil s’est couché
Le faucon se déploie
Dans le ciel rose du soir
La nuit tombe le coeur lourd
Ils veillent emmitoufflés
Comme les tribus nomades
Des mille et une nuits
De mémoire ancestrale
Sabah el Amal
Matin d’espoir
Lotus de libération
Dans le ciel rose du soir
De ce 11 février
Le tyran s’est enfui
Dans un oiseau de fer
Lotus de liberation
Tu ouvres tous les coeurs
Les corps dansent et bondissent
Les youyous retentissent
Allah Akbar Yalla
Allah Akbar Yalla
Les cris les chants éclatent
Les militants s’étreignent
La joie éclate partout
À travers le pays
À travers le monde
Dans l’oeil sacré d’Horus
Le soleil s’est couché
Le faucon se déploie
Dans le ciel rose du soir
Dans l’oeil sacré d’Horus
De notre mère l’Egypte
Scintillent nos regards
Allah Akbar Yalla
Asalam Alaykoum
Yolande Villemaire, Micropoésie,
Écrits des Forges, 2011
Augusta de Schucani (http://augusta.freewebspace.ws/index.html ), une peintre parisienne avec qui j’ai réalisé le livre d’artiste Danseur en 2005, m’a transmis hier par courriel ce remarquable témoignage d’une Française au Japon.
Le voici:
TEMOIGNAGE D’UNE FRANÇAISE QUI VIT AU JAPON
«La vie ces jours-ci a Sendai est plutôt surréaliste… Mais j’ai la chance d’être entourée d’amis qui m’aident énormément. J’ai d’ailleurs pris refuge chez eux puisque ma bicoque délabrée est maintenant totalement digne de ce nom.
Nous partageons tout : eau, aliments, ainsi qu’un chauffage d’appoint au fuel.
La nuit, nous dormons tous dans une seule pièce, nous dînons « aux chandelles », nous partageons nos histoires. C’est très beau, très chaleureux. Le jour, nous essayons de nettoyer la boue et les débris de nos maisons.
Les gens font la queue pour s’approvisionner dès qu’un point d’eau est ouvert, ou ils restent dans leur voiture, à regarder les infos sur leur GPS.
Quand l’eau est rétablie chez un particulier, il met une pancarte devant chez lui pour que les autres puissent en profiter.
Ce qui est époustouflant, c’est qu’il n’y a ni bousculade, ni pillage ici, même si les gens laissent leur porte d’entrée grande ouverte, comme il est recommandé de le faire lors d’un séisme.
Partout l’on entend: « Oh, c’est comme dans le bon vieux temps, quand tout le monde s’entraidait! «
Les tremblements de terre continuent: La nuit dernière, nous en avons eu tous les quarts d’heure. Le hurlement des sirènes était incessant, ainsi que le vrombissement des hélicoptères au dessus de nous.
Hier soir, l’eau a été rétablie pendant quelques heures, et aujourd’hui pendant la moitié de la journée. Nous avons aussi eu droit à un peu de courant cet après-midi. Mais pas encore de gaz. Les améliorations dépendent des quartiers. Certains ont de l’eau, mais pas d’électricité et d’autres le contraire.
Personne ne s’est lavé depuis des jours. Nous sommes crasseux, mais c’est de peu d’importance.
J’aime ce sentiment nouveau, cette disparition, desquamation du superflu, de tout ce qui n’est pas essentiel. Vivre pleinement intuitivement, instinctivement, chaleureusement et survivre, non pas en tant qu’individu, mais en tant que communauté entière…
Des univers différents se côtoient étrangement :
Ici, des demeures dévastées, mais là, une maison intacte avec ses futons et sa lessive au soleil!
Ici, des gens font interminablement la queue pour de l’eau et des provisions, alors que d’autres promènent leur chien.
Puis aussi quelques touches de grande beauté : d’abord, la nuit silencieuse. Pas de bruit de voiture. Personne dans les rues. Mais un ciel étincelant d’étoiles. D’habitude je n’en distingue qu’une ou deux… Les montagnes autour de Sendai se détachent en ombre chinoise, magnifiques dans l’air frais de la nuit.
Les Japonais sont eux-mêmes magnifiques : chaque jour, je passe chez moi, comme en ce moment même où je profite du rétablissement de l’électricité pour vous envoyer ce courriel, et chaque jour, je trouve de nouvelles provisions et de l’eau sur le seuil ! Qui les a déposées ? Je n’en ai pas la moindre idée !
Des hommes âgés en chapeau vert passent de maison en maison pour vérifier que chacun va bien. Tout le monde vous demande si vous avez besoin d’aide.
Nulle part je ne vois de signe de peur. De résignation, oui. Mais ni peur ni panique!
On nous annonce cependant des répliques sismiques, voire même d’autres séismes majeurs dans les prochains mois. En effet, le sol tremble, roule, gronde.
J’ai la chance d’habiter un quartier de Sendai qui est en hauteur, un peu plus solide, et jusqu’à présent nous avons été relativement épargnés.
Hier soir, autre bienfait : le mari d’une amie m’apporte de la campagne des provisions et de l’eau.
Je viens de comprendre à travers cette expérience, qu’une étape cosmique est en train d’être franchie partout dans le monde. Et mon coeur s’ouvre de plus en plus.
Mon frère m’a demandé si je me sentais petite et insignifiante par rapport à ce qui vient d’arriver. Eh bien non ! Au lieu de cela, je sens que je fais partie de quelque chose de bien plus grand que moi. Cette « re-naissance » mondiale est dure, et pourtant magnifique ! »
::::::Discovered a mail
:::::By my dearest Gabrielle
::::::From New York City
:::::It makes me so glad
:::::On this Saturday at dusk
:::::For reconnecting
:::::I had missed the mail
:::::In all the junk mail and spam
:::::Will have to clean that
:::::Such a gracious friend
:::::I haven’t seen for so long
:::::Will go see her soon!