Archive | Chantier RSS feed for this section

Chantier de préparation d’un manuscrit (7)

7 Jan

7- Je suis Charlie

7 janvier 2015, 17h39

Passé la journée immergée dans toutes sortes de tâches plus ou moins urgentes, soupçonnant que je cherche à remettre à plus tard d’avoir à composer avec la difficulté que j’éprouve avec le troisième chapitre.

Vers 16h00, je prends une pause Twitter. J’apprends la triste nouvelle de l’attentat à la réunion de rédaction de Charlie Hebdo. Douze personnes assassinées, dont le directeur et des caricaturistes iconoclastes mis à mort par des intégristes musulmans armés de mitraillettes kalachnikov.

Je suis sans mots.

Chantier de préparation d’un manuscrit (6)

6 Jan

6- Lumière rose

Photo de Marie-France Gaouyer (Paris) @MFGaouyer

6 janvier 2015, 19h19

Au beau milieu du chapitre 3. C’est plus délicat…Il y est question de la bibliothèque akashique, ça demande beaucoup de nuances.

Chantier de préparation d’un manuscrit (5)

5 Jan

5-Chat

5 janvier 2015, 10h11

«Ce qui est lourd n’a pas d’avenir» écrit Christiane Singer. Inspirée par cette déclaration de l’auteure de Derniers fragments d’un long voyage, je relis la version papier des deux premiers chapitres de mon roman en éliminant tout ce qui subsiste de lourd. Je remplace un verbe qui revient trop souvent par d’autres verbes du même champ sémantique, je biffe quelques phrases, en reformule d’autres, vérifie sur ma tablette des noms propres et des détails, change le sexe d’un chat et d’un personnage anonyme, met quelques courts paragraphes au présent, ajoute un nom de lieu. C’est beaucoup mieux, beaucoup plus clair et le lecteur est entraîné dans un mouvement qui l’emporte irrésistiblement! Du moins je l’espère…

13h03

Je raconte au poète que j’avais écrit trois fois le mot «doucement» dans un même fragment. Il s’étonne de la synchronicité: dans le poème qu’il est en train de corriger, il a dû, lui, remplacer quatre fois le même mot: «doucement». L’année 2015 commence tout en douceur!

Chantier de préparation d’un manuscrit (4)

4 Jan

4- Rose lilas

4 janvier 2015 04h18

Dupliqué le manuscrit sur l’ordinateur et remplacé la version à jour dans le nuage. Noté de ne pas oublier de le faire après chaque séance de travail.

Mettre à jour mon logiciel de traitement de texte afin de pouvoir lire le manuscrit mis à jour sur tous mes appareils. En attendant, m’envoyer une copie du chapitre 2 mis à jour. Le télécharger dans Box. Me rendormir.

11h35

Relu le deuxième chapitre dans le nuage en prenant au lit mon petit-déjeuner de la Fête des Rois. Le poète me l’apporte avec la couronne en carton doré de la Reine dont je m’affuble pour lire le chapitre qui fait maintenant 17 pages et qui est bien meilleur depuis que j’ai sacrifié 25 autres pages, dont certaines reviendront peut-être ailleurs. Ou peut-être pas. Créé hier le dossier: «passages supprimés».

Je relirai plus tard la version papier du chapitre et corrigerai quelques détails. Mais je mets en ligne ce chantier tout de suite car, avec le verglas, on peut craindre une panne d’électricité. Et comme illustration, je choisis une rose tirant sur le lilas repérée sur mon fil Twitter car il est question du «rayon rose» dans ce chapitre 2.

Chantier de préparation d’un manuscrit (3)

3 Jan

3-Classeur

Samedi 3 janvier 2015, 19h52

Ajouté trois mots et supprimé trois autres mots quelques pages plus loin dans le premier chapitre.

Vérifié, dans tout le manuscrit, à l’aide de l’outil d’édition rechercher/remplacer, l’orthographe de deux noms propres. Ajouté trois majuscules manquantes.

Relu à l’écran le deuxième chapitre, et supprimé trois fragments (25 pages en tout). Corrigé quelques détails et supprimé la numérotation des fragments.

Imprimé la nouvelle version de ce chapitre, l’ai glissée dans une section de la chemise fuchsia que j’ai ensuite rangée dans le septième tiroir du classeur où j’ai remis de l’ordre hier.

Chantier de préparation d’un manuscrit (2)

2 Jan

Arbre déployé (2)

Vendredi 2 janvier 2015, 12h55

Après une promenade d’une heure au soleil en longeant la rivière des Prairies, j’ai un moment de panique à l’idée d’entamer la version finale du premier chapitre que je considère pourtant comme terminé depuis des mois. Je ne trouve plus la table des matières imprimée fin novembre en même temps que la dernière version du manuscrit. J’envisage un instant de remettre de l’ordre avant de commencer, mais je devine que c’est de la procrastination et je me lance, remettant le ménage des tiroirs de mes classeurs à plus tard cet après-midi. Devant le grand écran de mon ordinateur de bureau, je retrouve vite ma concentration. Je reporte les corrections du manuscrit annoté et je me décide enfin à laisser aller la structure des fragments numérotés de 0 à 21 comme dans les arcanes du Tarot dont je me suis servie pendant le processus d’écriture du livre. À mesure que je supprime la numérotation, je découvre que je peux désormais créer des subdivisions aux fragments qui s’étalent sur plusieurs pages, ce qui facilite la lecture. 
Comme je le savais déjà, le premier chapitre est bel et bien terminé. Je biffe à peine quelques phrases et je réussis à compléter le travail en fin de matinée. J’imprime la nouvelle version de 24 pages du chapitre UN que je glisse dans la première section d’une chemise fuchsia à compartiments multiples. Je consacrerai le reste de l’après-midi à l’organisation des tiroirs.

Mon roman n’est encore qu’un arbre nu se déployant sur le ciel bleu de l’hiver 2015.

Chantier de préparation d’un manuscrit (1)

1 Jan

Vert lime (1) Grande

Jeudi 1er janvier 2015, 14h38

L’intuition qu’il manquait une dimension à mon roman sur le Temps a surgi il y a quelques jours, juste avant que je ne sombre dans le sommeil. Levée dès l’aube le lendemain, j’ai rapidement griffonné une première version d’un prologue sur une des ces feuilles volantes vert lime que j’utilise depuis peu pour me repérer dans mes notes. J’ai glissé cette feuille dans le tiroir d’un classeur, et je me suis aussitôt affairée à préparer le brunch pour les dix-sept invités de ma famille que nous recevions ce jour-là. Cinq d’entre eux, âgés de moins de quatre ans, sont d’ailleurs parmi les dédicataires de ce roman. En quelques heures, les petits avaient créé une tempête d’amour dans tout l’appartement.

Ce n’est que ce matin que je me suis souvenue du prologue. Alors qu’on traînait encore en pyjama dans le salon en cette journée de poudrerie, j’ai lu le texte au poète. J’ai vu tout de suite à sa réaction que ce n’était pas tout à fait ça. J’ai lu et relu à haute voix les vingt-deux lignes manuscrites du prologue, inversant des phrases, changeant quelques mots, biffant toute une subordonnée, ajoutant un «néanmoins» qui fait toute la différence. Le poète approuvait, chipotait un peu, me gagnait à son point de vue ou se rangeait au mien. Au bout d’une heure, ça y était. J’ai créé une nouvelle version de 471 pages de mon manuscrit en date d’aujourd’hui, version à laquelle j’ai ajouté ce prologue d’une douzaine de lignes en Helvetica 14 avant d’aller marcher dans la poudrerie. Je mets ce premier fragment de mon chantier de préparation d’un manuscrit en ligne juste avant qu’on ne débouche le champagne pour célébrer 2015.