Dans le monde inversé de l’eau (1)

25 Juil

Notes de voyages dans la réalité non-ordinaire

Photo 1bis

Dans le cadre de l’atelier «Les esprits de la nature» donné par la chamane Loumitea  http://www.lamessageredevie.com/ à La Chaumière Fleur-Soleil de Val David les 23 et 24 juillet 2016.

Avant d’entreprendre la transcription des quelques notes qui ont souvent pris la forme de poèmes nourris par les enseignements du chamanisne essentiel de Michael Harner http://www.shamanism.org/  et par l’intelligence collective des participants, je voudrais d’abord présenter le plus beau poème chamanique que je connaisse. Il s’agit de «La batèche» de Gaston Miron: http://lapoesiequejaime.net/miron_I.htm#sequences

Dans un de mes voyages au son des tambours de Loumitea et de son assistante Vikki Walker, j’ai rencontré « l’homme croa croa ». La référence semblant échapper à la plupart ( dont une jeune femme d’origine russe et un couple suisse de passage ), je vais d’abord commencer cette série de textes que j’ai intitulée Le monde inversé de l’eau par un extrait de ce grand poème du premier poète québécois à qui on ait fait des funérailles nationales.

C’est dans « La batèche » qu’on trouve l’expression « l’homme croa-croa ». Bien que Gaston Miron—né à Sainte-Agathe des Monts en 1928 et décédé en 1996— n’aurait  probablement pas revendiqué cet aspect chamanique de sa poésie, il avait de toute évidence quelques gouttes de sang autochtone comme beaucoup de Québécois « de souche ». C’est ce savoir ancestral que j’entendais affleurer dans sa poésie quand il la récitait en public. Et c’est particulièrement sensible dans ce passage de «La batèche»:

Les lointains soleils carillonneurs du Haut-Abitibi

s’éloignent emmêlés d’érosions

avec un ciel de ouananiche et de fin d’automne

ô loups des forêts de Grand-Remous

votre ronde pareille à ma folie

parmi les tendres bouleaux que la lune dénonce

dans la nuit semée de montagnes en éclats

de sol tracté d’éloignement

j’erre sous la pluie soudaine et qui voyage

la vie tiraillée qui grince dans les girouettes

homme croa-croa

toujours à renaître de ses clameurs découragées

C’est dans la « ronde des loups » que le poète voit surgir « l’homme croa-croa » ce Québecanthrope qui « peine dans son manque de mots et de pensée » comme l’écrit ailleurs Miron dans L’homme rapaillé. Et c’est sous un ciel de ouananiche et de fin d’automne que le poète fusionne avec l’homme-corbeau qui croasse sa langue de Damned Canuck de damned de Canuck de pea soup et se libère de la raque des amanchures des parlures et des sacrures/ [ lui ] le raqué de partout batèche / nous les raqués de l’histoire batèche.

Il pleut sur Paris

30 Mai

Dire que je trouvais qu’il faisait un peu froid à Mers-les-Bains…image

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Mai, c’est le mois le plus beau!

1 Mai

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Magnolia et linge au vent

30 Avr

C’est le printemps!

Magnolia

Ah! comme la neige a neigé!

12 Fév

Au regard hiéroglyphe

4 Jan

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Respecter le silence pensif d’un enfant
Au regard hiéroglyphe

D’un ancien papyrus

1 Jan

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Reproduire le geste

D’un ancien papyrus

 

La route de la soie

31 Déc

PhotoMagesPhoto via @wilmerdon

Emprunter en rêve

La route de la soie

Une main sur le coeur

30 Déc

Passage d'un ange

Une main sur le coeur

Les yeux fermés

Goûter

Le passage d’un ange

Un souffle de neige

29 Déc

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Dans la grande voile de la poudrerie

Un souffle de neige

 

  • [Quand elle danse] poésie