Fractale d’??merose

2 Juil

Dome

Sur le bateau, une jeune Française s’exclamait «Hou la la!» à chaque baleine qui venait respirer à la surface, son souffle se déployant au-dessus du fleuve, irisé des couleurs de l’arc-en-ciel par le soleil couchant.  Après le passage d’une douzaine de cétacés, un demi-cercle de brouillard s’est élevé, plus lumineux à chacune de ses extrémités. 

 

L’ado a déclaré que c’était comme si on entrait dans le triangle des Bermudes, ce qui a fait rire tout le monde. Le phénomène énigmatique persistait encore quand Lalila a aperçu le messager descendu les rejoindre sur le pont avant. 

 

Au cours de la canalisation médiumnique qu’il venait de transmettre par les haut-parleurs du bateau de croisière qu’il nolisait chaque année pour leur groupe d’énergéticiens et leurs familles, le Guide des Égarés avait mentionné que les baleines créaient elles aussi des structures énergétiques. 

 

N’écoutant que son courage, Lalila s’est approchée du messager pour lui demander s’il pensait que ce dôme de brouillard apparu après le passage des baleines pouvait être une de ces structures dont avait parlé le Guide des Égarés.  Le messager a réfléchi un instant puis, se penchant vers elle, il a dit que c’était sans doute créé par la rencontre des différents courants marins.

 

Déçue, Lalila l’a trouvé bien rationnel pour un médium capable de canaliser en transe profonde. Puis, se penchant de nouveau vers elle, il a ajouté, humblement, que le Guide des Égarés, lui, dit que les baleines sont des créatures en contact avec les extra-terrestres. Cette fois, Lalila a trouvé que c’était un peu trop, a répondu bêtement : «Ah???» et s’est empressée d’aller retrouver l’adolescente souriante aux lunettes embuées d’embruns qui imitait à la perfection le cri des baleines dans l’espoir de les voir revenir.

 

Le lendemain, il pleuvait à verse et c’est dans le sous-sol de l’église de Tadoussac que le Guide des Égarés, sifflant comme un serpent, les a incités à se débarrasser  de leurs vieilles peaux de l’Ancien Monde. Quand il leur a demandé de visualiser l’entrée d’une réalité parallèle qu’ils allaient créer pour faciliter leur grand passage vers le Nouveau Monde, Lalila a tout de suite revu le dôme de lumière blanche et, tandis qu’elle glissait en son centre comme sous un scanner, les rayons de couleur qui l’avaient parcourue de la tête aux pieds pendant toute la nuit se sont mis à faire sens tout à coup.

 

Mais c’est seulement une semaine plus tard, à l’école initiatique du mont Violet dans les Laurentides, au moment de la célébration du «maître en soi» de la pleine lune de juillet, que Lalila reconnaîtra l’onde de cristal quand le Guide des Égarés fera fourcher la langue du messager qui prononcera «émerose» au lieu d’émeraude, connectant ainsi les deux rayons du coeur. 

 

extrait de La rose des temps

 

Baleines

23 Juin

Ouh la la les baleines!!!

Envoy?? de mon iPhone

Poet Endre Farkas pots & pans poetry

4 Juin

The Kitchen Cutlery Party of Verdun.  May 25, 2012

 

The gathering

The pots 

And pans 

Like church bells 

Tolling 

Calling 

The congregation

To the corner of Wellington 

And de L’Eglise 

To the Church steps 

Of Sept Douleurs 

The protesters, 

Who are

A pain in the ass 

For M. Charest 

and his government. 

 

The gathering

The young

The older

The old

In all shapes 

And ages

Colours 

And sizes

 

On foot

On bikes

By metro 

In prams 

On skateboards 

On crutches

 

 

 

 

 

 

In shorts

In hijabs

Topless 

In flags

In rags

In drag

 

On daddies’ shoulders

In mommies’ bellies

In heart attack chairs. 

 

En francais

In English

In Franglais

In Greek

In Arabic

In the babble of Quebec 

In the battle of Quebec

 

The gathering

The pots

The pans

The ladles

The salad bowls

The woks

The works

Everything but the kitchen sink.

 

The kitchen symphony

The tuning up

The bing bong bang

The cling clong clang

 

The overture 

Simple, 

primal, 

loud. 

The beat grows as the crowd grow 

From a handful to the hundreds 

To the thousands. 

 

And the beat 

And the rhythm

Like a hymn 

Of celebration

Rises to the heavens 

Loud enough 

To wake the gods.

And even the priests 

And the nuns 

Of Sept Douleurs.

 

The rhythm 

And Bill 78 

Calls.

And the people answer. 

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

 

Education libre. 

What a concept!?

Almost as communistic 

As tax breaks for the rich 

As the Plan-Nord giveaways to corporations

As bailouts for the banks.

 

The gathering—

The march 

From the steps of St. Douleurs

Spills onto the street; 

A single cell grows to blocks 

The building blocks of change.

 

And the march 

Through the neighbourhood

Brings out the good in good neighbours

Their pots and pans and cell phones

To spread the sound, to spread the word

To spread the spirit, to spread the image.

 

People in cars honk in support

People on balconies bang pots in support 

People at bus stops applaud in support

People in the Dunkin Donut tap on windows in support

People, people, people in support

 

In spite of what the expert pollsters

In spite of what the talking heads

In spite of what the elite say

The people, the people, the people won’t go away.

 

The rhythm 

And Bill 78 call 

And the people answer 

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

The absence of cops 

As if nobody told them about the party 

As if somebody forgot to invite them

As if they forgot to show up

As if they didn’t want to show up

As if they’d rather be watching hockey

As if they’d rather be having coffee and donuts.

 

 

 

 

In absence of cops 

People are the cops 

Waving and banging pots 

to signal stop 

Waving and banging pots 

to signal go

Until the pot luck 

Of pot bangers pass.  

 

A young boy bangs away

Smiles as wide as the street

Says “Eh, C’est fun,” 

“Yeah,” I say “democracy is fun.”

 

And the march 

Through the neighbourhood

Brings out the good in good neighbours

Their pots and pans and cell phones

To spread the sound, to spread the word

To spread the spirit, to spread the image.

 

The rhythm 

And Bill 78 calls 

And the people answer. 

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

 

 

 

 

 

 

Democracy demonstrates

Its independence

By its clanging and clogging the highway

By its colour:  red as the blood of the heart,

How precious it is 

Hip as a square

And it’s everywhere

In the rainbow street.

 

The feet reclaim the streets

Give soul to the asphalt

Give voice to the global village

Give song to the night

Loud enough to wake the dead.

 

 

And the march 

Through the neighbourhood

Brings out the good in good neighbours

Their pots and pans and cell phones

To spread the sound, to spread the word

To spread the spirit, to spread the image.

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

Who needs the buildings

Occupied by overpaid administrators? 

Rectors with golden parachutes? 

The rich Board of Governors 

with chairs for their tax deductible asses? 

 

 

 

 

Who needs

Overcrowded classrooms?

Ill equipped labs?

 

The streets of Quebec are the classrooms

The protestors are the textbooks  

The banners are the blackboards  

The slogans are the poetry classes  

The marches are the phys-ed classes

The pots and pans are the theories of economics classes

The police are the history classes  

Bill 78, the failing grade of the ruling classes.

 

The march, the movement, the spirit

Tonight, the classy, classless class. 

 

Something’s going on 

But you don’t know what it is

Do you Monsieur Charest?

 

Something’s going on 

And we know what it is

Don’t we Monsieur Charest?

 

__

 

Endre Farkas

 

 

1

 

Nuit violette

19 Mai

Ange_2

 

Attends, mais attends me souffle le guide des égarés, laisse, mais laisse la nuit violette descendre en toi. Respire, respire son parfum de fleurs de mai qui s’ouvrent dans la douceur de l’air. L’ange de l’intelligence déploie ses arborescences fractales au-dessus de nous, dans une autre octave.  Et tu l’entends poète, tu l’entends. Tu sens, je sais, tu sens l’amplitude de sa présence subtile. Écoute le vent de cette nuit violette, son timbre, la justesse de sa signature vibratoire. Écoute poète, écoute.

 

Ce ressac incessant, c’est celui du Temps. Si tu écoutes bien, il y a au fond, un froissement, comme une soie qui se déchire. Si tu traverses et tu traverses, oh oui, poète, tu traverses: tu entres dans l’irréversible de l’espace. Il y a ici quatre murs: un, deux, trois, quatre. C’est petit, très petit même, mais c’est vivant. Ça respire, ça te nourrit, ça te berce. Tu es dans le ventre de la Mère du Langage poète, dans le véhicule de lumière.

 

Tu es un voyageur que le langage invente, c’est comme tu dis poète, c’est comme tu dis. C’est simple au fond. C’est ça: c’est tout simple. Il faut apprendre à entendre. C’est tout. C’est comme si tu avais vécu toute ta vie sans la bande sonore: tu voyais le film se dérouler, mais tu n’entendais rien poète, rien. Tu n’y entendais rien.

 

Et là, coup de tonnerre! Tu entends tellement que c’en est étourdissant. Quel fracas délicieusement sauvage! Quel chaos de neurones! Tous tes synapses en feu comme des chevaux ailés galopent dans la nuit violette. Laisse, laisse cette nuit violette t’étoiler, poète, laisse sa géométrie sacrée osciller un moment, laisse-la se déployer dans l’espace. Quoi, tu trembles d’effroi poète? Tu trembles d’effroi, bien sûr, c’est normal. On tremble tous d’effroi devant la Mort, c’est normal. Si tu écoutes un peu ton coeur qui bat, tu sauras que ceci n’est pas la Mort. Ceci est la vie. C’est la vie poète, la vie! L’ange de l’intelligence résonne un peu plus fort et les quatre murs s’écroulent.

 

La vérité éclate enfin sur la toile, relayée par nos téléphones intelligents et par nos réseaux de confiance. Tu décodes à la vitesse de la lumière, tu encryptes, tu décryptes le long palimpseste de toutes les versions de tout. Tu retrouves, enfin, l’usage de la parole après des siècles d’aphasie, poète, des siècles d’aphasie. Tu coules en flammes au fond des choses, tu coules en langues de feu sur nos têtes. L’ange de l’intelligence t’enseigne la clé de la rose des temps. Et tu l’entends poète, tu l’entends.

 

Continue, continue, chuchote la voix. Continue poète. Respire, respire pendant que ta tablette de scribe est en train de télécharger les 750 pages du PDF des instructions détaillées du Guide des égarés, respire poète. C’est bien que tu écrives à l’encre sur du papier, comme autrefois. C’est plus facile. Tu as des siècles d’entraînement à tracer l’élan de ta pensée, c’est bien poète, c’est très bien. Sois rassuré. Laisse, laisse entrer le rayon d’or de la paix dans les signes et les sons que tu captes poète. Laisse-le couler en toi, fusion, chaleur et radiance. Oriente ton regard vers le mouvement du Soleil et les autres étoiles, poète, oriente ton regard. 

 

Et arrête-toi un moment, poète, arrête-toi. Savoure la nuit violette, respire l’exaltation des arbres en fleurs, savoure. Choisis, poète, choisis dans quelle tu direction tu vas. Oriente ton regard. Tu vois? Tu vois cette rose couverte de rosée qui vient d’éclore? Tu vois comme elle s’ouvre, s’ouvre à l’infini poète? Tu vois? Cueille-la.

 

C’est la rose des temps. Son parfum t’enivrera et tu sentiras passer à travers ton coeur explosé de joie, les chevaux aux yeux phosphorescents de la nuit violette. Tu marcheras dans l’air poète, enveloppé de voiles de brume: ta crinière en feu incendiera les ciels. Tu franchiras le mur du son. Observe ton pied lorsque tu vas vers la Maison de l’Amour me répète le guide des égarés. Observe dans quelle direction pointe ton pied pour éviter les faux pas sur le chemin car il est impossible pour un corps de gagner les hauteurs en descendant.

 

La matrice terrestre te retien
t poète et on dirait que des mains invisibles t’attrapent par les chevilles. Tu n’oses plus t’envoler: tu restes au ras des pâquerettes, tu vas ton petit bonhomme de chemin. Tu ne sais plus voler poète, tu ne sais plus voler. Et pourtant, regarde, tu vois ce laser de lumière? Il coupe les rets qui t’enserrent et libère ta danse. Danse poète, danse. Il te faut danser avec la réalité poète. Danser comme un dieu scandant le rythme de l’univers en expansion.

 

C’est le ton juste poète. Tu as synthonisé le ton juste. Il faut apprendre à entendre. Les temps sont venus poète. Dans l’avenir dégagé, dans l’avenir engagé, nous voyagerons à des années-lumière de notre déréliction dans les soleils carillonneurs. Nous serons les dharma bums des routes du ciel poète, entourés de lions translucides, d’aigles de cristal, de puissants Minotaures, et de Québécanthropes pivotant dans le grand bruit tumultueux de leurs larges ailes.

 

Le dragon surgit, c’est certain, poète, il surgit au détour d’une circonvolution du karma, mais tu le disperseras avec ton souffle, poète. Aussi terrifiant qu’il soit, le dragon est poussière et redeviendra poussière.

 

Neige noire de nos mémoires, neige neige de nos trous de mémoire, ne te laisse pas troubler poète par ces visions magnétiques, ne te laisse pas troubler. Observe ton pied, oriente ton regard, écoute, poète, écoute. Tu entendras. Il faut apprendre à écouter la nuit violette quand elle descend en toi, rose céleste. Et va là où l’esprit te pousse à aller murmure le guide des égarés. Va là où l’esprit te pousse à aller.

 

 

Une première version de ce texte a été créée lors d’une lecture Poètes de brousse à la Librairie Monet, à Montréal le 11 mai 2012. Les passages en italique sont des intertextes: Claude Beausoleil, Hubert Aquin, Maïmonide, Dante, Anaïs Nin, Gaston Miron, Jack Kerouac.

 

Le sonnet au faucon

2 Avr

Faucon

L’homme à tête de faucon debout dans la nuit

M’a tendu une lettre illisible, cryptée

J’étais, je crois, encore à moitié endormie,

Le rêve avait l’aspect de la réalité.

 

Stupéfiée, j’ai sursauté, happée par la peur

J’ai voulu toucher le fantôme pour le faire fuir

Sous ma paume j’ai senti son plumage frémir

Et j’ai cru reconnaître l’oiseau guérisseur.

 

Lui! C’était lui! Le Horus du temple d’Edfou,

Le dieu mystérieux venu d’un lointain passé

Me rappeler que tout est déjà décidé.

 

Il signifiait que l’Ancien Monde sera dissous

Que le rayon d’or d’Égypte baigne la Terre

D’où surgira un Nouveau Monde de lumière

 

                                         Montréal 1991-2012

 

 

Fakirs en rouge

23 Mar

Marelle

Le printemps québécois est dans nos murs

une reine de carré rouge

s’avance dans le Nouveau Monde 

en cotte de maille et de dentelle

 

Elle marche à travers le temps

sur les trottoirs ensoleillés

d’une ville du Nord

sous un ciel sans nuages

errante tatouée

aux portes de la ville souterraine

manitou autochtone

au visage de cuir tanné

cheveux au vent

les oreilles bourdonnantes

de la musique du monde

dans un jour de lumière aux odeurs de fast food

survivante, les yeux pleins d’eau

dans une ville-marie hallucinée

windigos chiens d’or 

carcajous des ruelles

chats sauvages des parkings

 

Elle marche à l’amour

dans une volée de cloches

et le bip-bip des trucks de recyclage

s’arrête à un coin de rue

et chante bilinguale

 

Troubadoure d’armoure tremblante

Je chante

Une viole d’amour dans les bras

 

Un passant met une pièce

dans la main de l’aveugle

Montréale chante et tu l’entends, poète

Tu l’entends

listen to the pitch of her step

 

Un sans-abri titube

et marmonne son écholalie

sous le porche de la Grande Bibliothèque

 

ils sont deux traders courtiers

experts en communication

dans une Samarcande multinationale

à trafiquer un chargement de sens

l’un fait de la com

en composant un tweet sur son cell

l’autre c’est toi, poète,

toi qui te tiens à la frontière

Speak white!

Avide de sons

un fleuve noir d’orgone dans tes yeux de faune

tu fais passer deux mondes l’un dans l’autre

tu écoutes le cri de la Bête

les rugissements de la faim

de la soif du besoin

mantras des étudiants

acrobates du métro

fakirs urbains cracheurs de feu

 

Libérées de leurs illusions

des filles aux cheveux rouges

se retrouvent dans un terrain vague

pour organiser la manifestation

puis elles occupent Montréal

lionnes solaires en mouvement

des lamentations de cour des miracles

montent du ventre de la ville

caravansérail de puanteurs d’essence

sirènes d’ambulance gyrophares

violence des logos

signatures occultes

sur des blocs de béton

la ville change de couleur

 

Ton corps le sait poète ton corps le sait

tu sens le souffle des gorgones

sur ta nuque

chimères astrales au bord du gouffre

de ta gorge

Soudain deux ballerines

en tutus rouges vont allègres

bras dessus bras dessous

dans le miracle de la beauté

comme dans une boîte à musique

en un tour de passe-passe

tu franchis la passerelle qui mène à elles

et tu souris poète ravi

 

Vêtu de peaux de bêtes

un vieil homme inspiré

semble sortir tout droit

d’une forêt profonde

chamane traquant les courants telluriques

du centre-ville

illuminé de l’intérieur

il fend la foule du métro

on dirait qu’il sait quelque chose

qu’on lui aurait révélé en haut lieu 

sous le sceau du secret le plus absolu.

 

Tu marches vers la montagne

la sève du printemps tu l’entends dans les arbres

et dans les rires

un punk à la crête ondoyante

fume sur le trottoir

la cavalcade des Messagères du Temps

se déchaîne sur son visage

scarifié de piercings

vos regards se croisent 

De grands draps de lumière boréale

flottent sur la ville rouge

tu te loves poète

dans une délicate opération

tu synthonises

tu balances le son

ton corps le sait poète ton corps le sait

 

La rumeur qui monte de Montréal tourne

sept fois dans ta bouche poète

et tu te tais hiératique de vérité

nous entrons dans le fleuve mère

alertés par le nuage de smog

 

Montr
éale ville sauvage bilinguale

chante sa glossolalie

et tu l’entends poète tu l’entends 

 

Troubadoure d’armoure tremblante

Je chante

Une viole d’amour dans les bras

 

 

*Variante du 21 mars 2012

de «Fakirs urbains» L’armoure 

Écrits des Forges/Le Temps des Cerises

Montréal et Pantin (France), 2009, 83p.

 

Lue à l’édifice Gaston-Miron

du Conseil des arts de Montréal

dans le cadre de la lecture

21 poètes pour le 21e siècle

organisée par Claude Beausoleil

Poète de la Cité


 

TOTEMPO??SIE dans les Laurentides

22 Mar
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21 po??tes pour le 21i??me si??cle le 21 mars Journ??e mondiale de la Po??sie

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Spring snow

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Deux jeunes filles dans le m??tro

9 Mar

Une très jeune fille, la tête penchée, les yeux clos, sa longue chevelure d’un blond roux ensoleillant tout le wagon. Elle tient sa tête dans sa main, son coude dans le creux de l’épaule d’une jolie petite brune l’air songeur qui observe discrètement les passagers debout autour d’elles, protégeant la bulle somnolente de leur amitié.